Eric Cantona dichiara guerra alle banche francesi

Di   7 Dicembre 2010
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Via Le Parisien

Eric le Rouge, Robin des Bois, Cantona veut faire sauter la banque… L’ex-footballeur n’en finit pas de faire parler de lui, un peu malgré lui d’ailleurs. Sans le pari un peu fou lancé par des activistes du Web de retirer son argent le 7 décembre, l’affaire en serait sans doute restée là. Injoignable depuis quelques jours, Eric Cantona est aux abonnés absents. Même son entourage refuse de commenter.

Petit retour en arrière. Tout est parti d’une interview vidéo d’Eric Cantona postée sur le site de « Presse Océan » le 6 octobre, en plein conflit des retraites. Pointant l’inefficacité des manifestations, l’ex-attaquant tout-terrain — engagé aussi sur le front du mal-logement aux côtés de la Fondation Abbé Pierre — va droit au but, livrant sa vision du combat protestataire version anarcho-agitateur : « La révolution, aujourd’hui, se fait dans les banques : tu vas dans la banque de ton village et tu retires ton argent. Et s’il y avait 20 millions de gens qui retirent leur argent, le système s’écroule. Pas d’armes, pas de sang, rien du tout, à la Spaggiari. »
Banco ! Quelques copains inspirés, l’acteur et réalisateur Yann Sarfati et un scénariste belge lui donnent la réplique sur Facebook et lancent l’appel du 7 décembre. Puis, c’est le site Web Ad Hoc et l’effet boule de neige sur la Toile « pour exiger la création d’une banque citoyenne qui mettrait notre argent à l’abri des fièvres spéculatives ». L’appel est traduit et relayé dans 28 pays. En France, il y avait hier soir 38 083 inscrits sur Facebook dont… Cantona qui, le 30 novembre dans les colonnes de « Libération », déclarait : « Oui, le 7 décembre, je serai à la banque. »


HPG, ex-acteur du X devenu cinéaste, n’est pas surpris par le geste de Canto. Il a achevé en novembre le tournage de son deuxième film hors porno, « les Mouvements du bassin », avec Eric Cantona et son épouse Rachida Brakni. « Sa démarche cadre bien avec le personnage. Il a une parole. Et il sait s’engager. Il a dit oui à mon film, qui est une toute petite production : tout le monde, lui compris, a été payé au minimum syndical, 270 € par jour. C’est beaucoup pour un ouvrier, pas pour un acteur comme lui. Ce n’est pas avec l’argent que je lui ai donné qu’il va vider les banques! »
Quant au directeur du Théâtre Marigny, Pierre Lescure, qui y a beaucoup côtoyé Eric Cantona lorsqu’il jouait « Face au paradis » voici quelques mois, il croit « profondément en la sincérité d’Eric Cantona, idéaliste.  On peut lui reprocher son manque de réalisme, mais je trouve ridicules et faciles les critiques que lui a faites Christine Lagarde en évoquant son passé de footballeur. Elle passe à côté du sentiment de millions de gens qui ont bien vu que les Etats se sont précipités pour sauver les banques, mais que les banques ont peu rendu. Eric est choqué, il reflète le sentiment des gens. C’est une envie de jacquerie très profonde. Eric est sincère dans son antisystème. »